Publié le 31 mai 2016

Kiabi logoDans une semaine, se tiendra Déclic, le festival de l’esprit d’entreprendre. KIABI a répondu aux sollicitations de la Fondation Entreprendre pour soutenir la première édition de cette fête de la jeunesse qui entreprend. Nicolas Hennon, Directeur général de KIABI, et Olivier Ballenghien, Responsable Diversité & Fondation chez KIABI, expliquent ce qui a motivé la marque à devenir le principal mécène de cette manifestation unique en son genre.

 

Qu’est–ce qui motive une entreprise de dimension internationale comme KIABI, à soutenir l’entrepreneuriat et les jeunes entrepreneurs ?

Olivier Ballenghien : Chez KIABI, nous pensons que développer l’esprit d’entreprendre est une source de richesse pour les équipes, donc pour l’entreprise. L’action de KIABI en faveur de la Diversité est née en 1999. Au départ, l’objectif était de répondre à l’obligation légale, mais très vite son action sur le terrain nous a fait prendre conscience de l’urgence à mettre en œuvre l’égalité des chances, puis plus largement l’épanouissement au travail. Si nous nous attachons à faire réussir nos collaborateurs, il est aussi important de développer la culture entrepreneuriale hors de l’entreprise, à l’échelle de l’écosystème, dans les écoles, les organismes publics, les associations, à tous les âges. Les entreprises comme les nôtres ont besoin des jeunes, de tous les jeunes, qu’ils soient diplômés ou non, et c’est pourquoi nous choisissons de permettre à chacun d’exercer son talent : c’est cela, pour nous, avoir l’esprit d’entreprendre.

Nicolas Hennon : Nous allons dans le sens du monde d’aujourd’hui, celui où la génération Y commence sa vie professionnelle, non plus dans l’idée de « faire carrière », mais avec l’envie d’être « entrepreneur dans l’entreprise ». Les jeunes – et les moins jeunes – veulent être plus autonomes, prendre des décisions dans leur propre périmètre. C’est un changement de société : faire la place à cet intrapreneuriat nécessite de la part des entreprises un apprentissage de la confiance, une évolution du management, un partage de sa culture. Nous sommes donc entrés chez KIABI dans une ère de co-construction de la vision et de la stratégie avec les collaborateurs, d’où notre intérêt pour la démarche de Déclic, elle-même très marquée par cette synergie entre acteurs.

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Nicolas Hennon, Directeur général de KIABI (à droite), et Olivier Ballenghien, Responsable Diversité & Fondation chez KIABI (à gauche)

Quel impact espérez-vous avoir en soutenant Déclic, festival de l’esprit d’entreprendre ?

Nicolas Hennon : Nous allons dans le sens du monde d’aujourd’hui, celui où la génération Y commence sa vie professionnelle, non plus dans l’idée de “faire carrière”, mais avec l’envie d’être “entrepreneur dans l’entreprise”. Les jeunes – et les moins jeunes – veulent être plus autonomes, prendre des décisions dans leur propre périmètre. C’est un changement de société : faire la place à cet intrapreneuriat nécessite de la part des entreprises un apprentissage de la confiance, une évolution du management, un partage de sa culture. Nous sommes donc entrés chez KIABI dans une ère de co-construction de la vision et de la stratégie avec les collaborateurs, d’où notre intérêt pour la démarche de Déclic, elle-même très marquée par cette synergie entre acteurs.

NH : Il s’agit d’abord de relever un défi ! Déclic fait sens pour KIABI. Notre envie de nous engager, tant par l’entreprise que par ses collaborateurs, dans le festival, vient de la conviction partagée que le monde d’aujourd’hui ne se voit plus seulement d’un point de vue individuel : tout le monde collabore, de l’étudiant au client, du fournisseur au collaborateur. Le maillage avec son écosystème, clients, fournisseurs, collaborateurs, est très important pour une entreprise, car le clivage entre les mondes n’existe plus. On construit ensemble, dans une philosophie du “croire en l’autre”, dans l’ouverture. C’est la raison pour laquelle nous avons très vite réagi favorablement quand la Fondation Entreprendre a porté le projet à notre connaissance.

OB : Aujourd’hui, chacun a plus d’occasions de se prendre en main, de prendre en main son destin, d’ “entreprendre” au sens premier du terme. Même face au chômage : Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix, dit que les chômeurs ne sont pas des “job-seekers”, mais des “job-creators”, potentiellement des créateurs d’emplois, par l’auto-entreprise. Rien que cette traduction en “chercheur d’emploi” est plus positive que le vocable “demandeur d’emploi”, utilisé en France ! L’entrepreneuriat est aussi une affaire de posture, comme la confiance. On le voit dans le cadre de la fondation KIABI, quand nos collaborateurs accompagnent des classes de 3e dans des créations d’entreprise. Au premier brief, leur posture est passive : “qui va nous dire quoi faire, comment fabriquer ?”. La réponse, « vous-même, et on va vous accompagner !” les étonne toujours ! Quand on intervient ainsi, comme dans un jury EPA, pas question d’être donneur de leçon : il faut encourager, se faire coach, “gonfleur de pneus” !

Pour finir, quel a été le jour où, vous-même, avez eu le déclic pour entreprendre ?

OB : Je ne me souviens pas d’un jour précis, c’est plutôt né du plaisir de construire ensemble, de faire avec les autres, de l’enthousiasme de la création, d’une liberté offerte par l’entreprise. J’aime qu’il n’y ait pas de réponses toutes faites, que chacun trouve en soi la ressource. Entreprendre, c’est à la fois une histoire de talent individuel et de travail en équipe !

NH : Mon déclic personnel est arrivé assez tard, vers 38 ans, quand on m’a confié les clés du projet enthousiasmant qu’est KIABI. Du coup, je ne me définis pas comme un entrepreneur au sens courant du terme, celui de créateur d’entreprise, mais plutôt comme un audacieux. Je pense que des rencontres différentes m’auraient permis de le réaliser plus tôt, et j’ai envie que d’autres, des jeunes, vivent ce déclic, et se révèlent à eux-mêmes en audacieux, en entrepreneur !

 


La Fondation Entreprendre offre la possibilité de participer à la visite officielle de Déclic le 8 juin 2016 entre 11h et 14h, sur inscription seulement (places limitées).
Au programme de cette visite: la découverte des projets entrepreneuriaux des collégiens, lycéens et étudiants et des différents espaces associatifs.3 plages horaires possibles : 11-12h / 12h-13h / 13h-14h
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