Le 23 septembre 2025
Arrivée en mai 2025 à la Fondation Entreprendre, Tatiana Valderrama occupe le poste de Responsable administrative et financière. Forte de plus de vingt ans d’expérience dans le secteur associatif, elle incarne une vision engagée et stratégique de la gestion des ressources au service de l’intérêt général. Dans cet entretien, elle revient sur son parcours, ses motivations et les enjeux de sa mission au sein de la Fondation.
Peux-tu nous raconter ton parcours en quelques mots et ce qui t’a menée jusqu’à la Fondation ?
J’ai commencé mon parcours en Colombie, où j’ai obtenu une maîtrise en finance et relations internationales. En arrivant en France, j’ai poursuivi avec un DESS en politiques publiques et développement local. Depuis vingt ans, j’évolue dans le secteur associatif, avec une forte appétence pour les enjeux de développement local et une volonté de contribuer à l’intérêt général.
Au fil de mes expériences, je me suis spécialisée dans la gestion financière et le développement des ressources, tout en développant une solide expertise administrative. Ce double regard, à la fois stratégique et opérationnel, m’a naturellement conduite à rejoindre la Fondation Entreprendre en mai 2025.
J’ai également une expérience entrepreneuriale : j’ai cofondé une association de commerce équitable entre la Colombie et la France. Cette aventure m’a sensibilisée aux défis que rencontrent les entrepreneurs : porter un message, se faire entendre, ne pas rester isolé… Ce vécu me permet de mieux comprendre les enjeux de la cause que nous soutenons.
En tant que RAF, quels sont les grands enjeux de ta mission ?
Mon rôle principal est de garantir le respect du cadre réglementaire de la Fondation, tant sur le plan administratif que financier. Je veille à la conformité des pratiques afin de sécuriser et professionnaliser la gestion interne et garantit la fiabilité des informations financières. J’appuie la direction dans la prise de décision de manière à soutenir la stratégie et le développement de la Fondation.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler dans le secteur associatif et de l’intérêt général ?
J’ai toujours privilégié les structures à taille humaine, où le travail n’est pas cloisonné. J’apprécie la synergie entre les équipes, la proximité avec le terrain, et la possibilité de voir concrètement l’impact de nos actions.
C’est la première fois que je travaille au sein d’une fondation. Ce qui m’a particulièrement intéressée, c’est la différence de posture : là où une association reçoit des fonds, une fondation les attribue. Cela change la perspective et enrichit la réflexion sur l’impact.
Quelle est, selon toi, la place de la gestion financière dans une structure engagée comme la Fondation Entreprendre ?
Elle est centrale. Nos ressources proviennent en grande partie de la générosité du public, il est donc essentiel d’en faire bon usage et de pouvoir en rendre compte. La gestion financière doit être au service de l’utilité publique : elle permet de canaliser les moyens vers des actions concrètes, cohérentes et porteuses d’impact.
Quelle est ta source d’énergie ou d’inspiration au quotidien ?
En parallèle, je suis investie dans des projets locaux : je suis trésorière d’un café associatif au sein du tiers-lieu Le Kaléidoscope, et j’ai participé à la gestion d’une association, Les Radis (réseau alimentaire et d’initiatives sottevillais). Ces engagements me nourrissent et renforcent mon lien avec les dynamiques collectives et citoyennes.