Le 8 septembre 2022
« Si les difficultés font partie intégrante du parcours d’un entrepreneur, rien ne justifie qu’elles soient une fatalité. Déposer le bilan ou cesser une activité ne doit pas être synonyme de stigmatisation professionnelle ou personnelle. Les difficultés et l’échec sont redoutés au point parfois de décourager certaines initiatives et faire partie des facteurs précipitant les défaillances.
C’est pourquoi nous pensons que la prévention entrepreneuriale est une priorité : oser parler de difficultés suffisamment tôt permet de les surmonter. Mobilisons-nous, associations, réseaux d’accompagnement, tribunaux de commerces, confédérations nationales, chambres consulaires pour soutenir les entrepreneurs tout au long de leur parcours.
Détecter les signaux faibles
Les difficultés entrepreneuriales, petites ou grandes, jalonnent le parcours d’un.e entrepreneur.e : marché en perte de vitesse, augmentation du coût des matières premières, pénurie de clients, pénurie de main d’œuvre, licenciements, etc. Selon l’Observatoire du rebond en 2021, piloté par l’association 60 000 rebonds, le défaut de trésorerie est pour beaucoup d’entre eux, le premier signal. Ces inquiétudes peuvent être à l’origine d’une charge mentale forte, empêchant la prise de recul et isolant l’entrepreneur.e dans son quotidien professionnel mais aussi personnel, avec l’irruption de ce signal nuisible jusque dans sa vie privée… »