Le 29 mai 2026
Le 28 mai 2026, à la Maison de la Mutualité, le collectif Cap Créa réunissait les acteurs de l’accompagnement entrepreneurial autour d’un message clair. Dans un contexte d’urgence sociale, économique et budgétaire, soutenir l’entrepreneuriat n’est pas une charge. C’est un investissement, dont les résultats se traduisent par la mesure d’Impact.
Face à la diminution des subventions publiques et à l’instabilité économique, Marie Adeline-Peix, directrice exécutive au sein de Bpifrance, a ouvert la journée avec un appel à la mobilisation. Il faut démontrer que l’accompagnement entrepreneurial produit un impact réel et mesurable.
L’envie d’entreprendre est là, dans les QPV comme en ruralités. L’accompagnement entrepreneurial et les financements sont essentiels pour faire réussir celles et ceux qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale.
Virginie Dantard, Responsable du pôle Animation des Réseaux et Partenariats chez Bpifrance, Cécile Campy-Bianco, Déléguée Générale chez Réseau Groupement de Créateurs et Thibault de Saint Simon, directeur général de la Fondation Entreprendre l’ont rappelé avec force : l’impact n’est pas un outil de reporting. C’est la mesure de ce que l’on produit vraiment, le sens de notre engagement collectif. Penser entrepreneuriat, c’est aussi agir sur la société et en faveur de l’intérêt général.
Les chiffres clés
Le Collectif Cap Créa a dévoilé les chiffres clés de sa mesure d’Impact.
Au-delà des statistiques, ce sont des histoires de femmes, d’habitants des quartiers prioritaires, de personnes en situation de handicap, d’entrepreneurs en ruralités. Derrière chaque chiffre, il y a des projets qui aboutissent, des parcours de vie qui se révèlent, des rêves qui se réalisent malgré les barrières. L’entrepreneuriat pour tous, c’est une réalité que Cap Créa construit chaque jour.
Trois associations accompagnatrices ont illustré, avec des mots et des histoires vraies, ce que les chiffres ne disent pas entièrement.
Initiative France
Le réseau a mis en lumière l’enjeu de la reprise d’entreprise, qui représente aujourd’hui 40 % de son activité : reprendre une entreprise, c’est aussi maintenir un tissu économique local et créer de l’emploi.
Entreprendre Pour Apprendre (EPA)
EPA a mis en avant l’impact humain derrière les indicateurs. Paul, un jeune porteur de troubles autistiques, s’est révélé grâce à l’expérience de la mini-entreprise tant sur le plan social que scolaire.
Positiv
Positiv, qui fête ses 20 ans, incarne ce que signifie « créer son emploi » en QPV : 29 000 porteurs de projets accompagnés. Un entrepreneur, accompagné par Positiv, a pu réaliser son rêve. Il est aujourd’hui fier de son parcours et d’avoir pu créer 1 850 emplois.
Côme Girschig, personnalité inspirant de cette matinée, a invité l’assistance à questionner les fondements culturels de l’entrepreneuriat. Face à l’influence de l’IA, des réseaux sociaux et à l’urgence climatique qui exige de nouveaux outils de transition, sa réponse : construire activement d’autres désirs, d’autres imaginaires. Redéfinir un modèle de réussite au-delà de la seule croissance, et faire de la coopération une stratégie. Des entreprises comme Chilowe, Recto Verso ou Hourrail montrent que d’autres modèles existent et réussissent.
Dans la continuité de la matinée, le Collectif Cap Créa s’est structuré autour de trois ateliers :
L’entrepreneuriat accompagné est un levier de transformation sociale puissant — visible, documenté, et profondément humain.
Votre soutien rend possible l’accompagnement de celles et ceux qui veulent entreprendre pour transformer leur vie et faire société.