Faire un don (nouvelle fenêtre)
Faire un don

Table ronde Santé mentale

Table ronde Santé mentale

Le 19 mars 2026

La santé mentale est devenue un enjeu sociétal majeur. Depuis qu’elle a été déclarée grande cause nationale en 2025, puis reconduite en 2026, elle s’impose comme un sujet incontournable pour les dirigeants, particulièrement dans l’Économie sociale et solidaire (ESS).
À l’occasion d’une table ronde organisée à La Filature, Sylvain Lhuissier, co‑porteur du projet de recherche‑action Inspire, et Mathieu Favard, coach professionnel chez Manapla Coaching, ont partagé un constat alarmant : 40 % des dirigeant·es de l’ESS constatent une dégradation de leur qualité de vie au travail.

Le secteur de l’ESS repose sur un engagement fort, souvent porté par des convictions personnelles. Mais cet engagement peut aussi exposer les dirigeants à :

  • une pression opérationnelle constante,
  • une solitude décisionnelle, souvent prononcée dans les petites structures,
  • une surcharge mentale liée à la multiplicité des tâches,
  • des responsabilités sociales, humaines et financières complexes.

Ces facteurs augmentent le risque de risques psychosociaux, pouvant mener à l’épuisement professionnel, voire au burn‑out.

Lors de la table ronde, un message fort s’est dégagé : « Ce n’est pas les individus qui vont mal, mais une profession entière qui est en fragilité. »Sylvain Lhuissier, co-porteur du projet de recherche-action Inspire.
Ce regard systémique est essentiel : il invite à mettre en place des solutions adaptées au niveau collectif, et non à culpabiliser les dirigeant·es.

  1. L’hyper‑engagement : Les dirigeants de l’ESS sont souvent des personnes passionnées. Cet engagement total peut mener à l’oubli de ses propres limites.
  2. La surcharge de responsabilités : Entre gestion financière, coordination d’équipe, demande des partenaires, relation avec les bénéficiaires… les sollicitations sont multiples.
  3. L’isolement : Nombre de dirigeants expriment une solitude face aux décisions stratégiques, faute de pairs avec qui échanger.
  4. Le manque de ressources : Contraintes budgétaires, manque de temps, difficulté à recruter : autant de freins à la mise en place de dispositifs de prévention.

L’un des leviers mis en avant par les intervenants est la création de groupes de pairs pour dirigeants de l’ESS.
Ces espaces :

  • favorisent le partage d’expériences,
  • permettent de rompre l’isolement,
  • offrent un regard extérieur bienveillant,
  • encouragent la prise de recul,
  • soutiennent la prévention des risques psychosociaux.

En 2026, la Fondation Entreprendre poursuit son soutien au projet de recherche-action Inspire. Prendre soin des dirigeants, c’est reconnaitre que le bien-être psychologique des dirigeants est indissociable de la réussite des projets qu’ils portent et créer les conditions d’un entreprendre souhaitable.