Publié le 27 novembre 2018

Le mécénat des entreprises, halte aux idées reçues !

En octobre dernier, Admical dévoilait les chiffres de son baromètre du mécénat d’entreprise, soutenu par la Fondation Entreprendre et le METI (Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire). Sur la période 2016-2018, il dévoile une hausse du mécénat d’entreprise sur le nombre d’entreprises mécènes et sur le montant des dons atteignant 1,7 milliard €.

La Fondation Entreprendre se réjouit ces résultats encourageants qui ouvrent également la voie à une marge de progression importante : seulement 9 % des entreprises étaient mécènes l’année passée. Ils mettent également en relief leur motivation première, celle de servir une cause d’intérêt général, au-delà d’une fiscalité pourtant avantageuse.

Les moteurs de l’entreprise mécène

Parmi les grandes causes qui animent les entreprises, le domaine social tient toujours la première place (28% des dépenses de mécénat) où l’on retrouve entre autres, la création d’emploi, l’aide à l’entrepreneuriat social et la défense des droits.  89 % des mécènes soutiennent des projets au niveau local ou régional, la proximité restant un critère d’importance. Ce résultat vient appuyer l’objectif premier de la Fondation Entreprendre visant à soutenir les associations de terrain pour renforcer leur impact sur tout le territoire.

Se professionnaliser  au service de la cause choisie

Selon le baromètre Admical/CSA, 24% des entreprises déploient leur mécénat via une structure dédiée (Fondation, fonds de dotation). Elles s’appuient ainsi sur un professionnalisme reconnu pour rendre compte de façon tangible de leur impact. A la Fondation Entreprendre, nous proposons une approche sur-mesure. Nous instaurons une relation de proximité et de confiance avec nos entreprises mécènes. En fonction de nos enjeux respectifs, nous accompagnons les entreprises à plusieurs niveaux. Nous les conseillons et accompagnons leur réflexion sur des projets spécifiques, s’inscrivant dans leur politique RSE. Lorsque de nouvelles perspectives d’impact sociétal se dessinent, nous engageons un travail de co-construction en faveur d’un projet dédié. Par la mise en place d’indicatifs de suivi, nous pouvons mesurer de façon efficace leur impact.

Diversifier le mécénat permet d’élargir les champs d’action

Même s’il est principalement financier (à 92%), le mécénat de compétences (20% en 2017 contre 11% en 2015) et le don en nature tirent leur épingle du jeu. Ils soulignent l’engagement des collaborateurs de l’entreprise, souhaitant donner plus de sens et d’engagement à leur travail. Ils sont de plus en souvent associés aux choix des projets sociétaux de l’entreprise, facteur de mobilisation interne.
Nous souhaitons davantage développer ces deux axes à la Fondation Entreprendre. Cela est générateur de valeur collective.

Les grandes entreprises et les ETI tiennent une place prépondérante

Les grandes entreprises et les ETI sont les acteurs majeurs du mécénat d’entreprise.

A noter la place significative des ETI avec 22% de dons déclarés pour 4% des entreprises mécènes.

On constate également un investissement plus important des TPE (presque trois fois plus nombreuses en 2016 qu’en 2010) et les  PME qui ont multiplié leurs dons par 2,6 sur cette même période.

L’engagement et le dynamisme des ETI se traduisent notamment par deux belles initiatives :

-La Fondation Palatine des ETI (sous égide de la Fondation Entreprendre) initié par la Banque Palatine avec le soutien du METI : une initiative collaborative pour mutualiser les actions philanthropiques des ETI. Elle a pour objet de diffuser l’engagement entrepreneurial au service d’une meilleure intégration sociale.

-Le Club mécénat des ETI porté par le METI avec le soutien du FBN (Family Business Network). Il a pour vocation de sensibiliser les ETI au mécénat, et notamment de faire évoluer la fiscalité pour démultiplier leur engagement et leur impact.

 

Philippe d’Ornano, président de Sisley et co-président du METI souligne que « les ETI sont les premiers mécènes des territoires. Insertion, éducation, logement, environnement, préservation du patrimoine sont les champs très concrets sur lesquels se concentrent, souvent au plan local, les actions de mécénat de nos entreprises. Avec le « Club mécénat des ETI » nous avons l’ambition d’amplifier ce mouvement, de remonter les bonnes pratiques et d’identifier des causes que nous pourrions labéliser et soutenir à plusieurs ».

 

Une fiscalité avantageuse méconnue

Si les dons déclarés par 82 000 entreprises pour 2017 devraient atteindre 2 milliards d’euros, l’étude Admical-CSA indique qu’à peine 50% des mécènes ne déclarent pas leurs dons (donc ne défiscalisent pas !) ou ne les déclarent que partiellement.Leur motivation première reste bien de servir une cause d’intérêt général.

Rappelons que la France propose un cadre fiscal très incitatif, permettant de réduire l’impôt sur les sociétés, pour une part significative de 60%.

Perspectives 

85 % des entreprises interrogées déclarent que leur budget mécénat augmentera (16 %) ou restera stable (69 %) dans les années à venir, les sociétés de 250 salariés et au-delà apparaissant comme les plus déterminées.

Par ailleurs, la Fondation Entreprendre salue le travail d’Admical en faveur d’une fiscalité plus avantageuse en faveur des TPE, PME et du METI en faveur des ETI.

 

Pour tout complément d’information sur le baromètre  http://admical.org/contenu/barometre-du-mecenat-dentreprise